Mis au point dans les années 1970 par Paul Dennison, spécialiste de l’éducation et des difficultés d’apprentissage, le Brain Gym repose sur un principe issu des neurosciences et de la neuropsychologie du développement : le mouvement physique joue un rôle actif dans l’organisation des fonctions cognitives.
Le programme comprend 26 activités corporelles spécifiques qui sollicitent la coordination bilatérale — c’est-à-dire la coopération entre l’hémisphère gauche et l’hémisphère droit du cerveau — ainsi que l’intégration des systèmes sensoriel, moteur et cognitif. Des mouvements comme les « 8 paresseux » (tracé d’un huit couché dans l’espace) ou les « boutons du cerveau » (stimulation de zones réflexes) activent des circuits nerveux qui favorisent l’attention, la mémorisation et la régulation émotionnelle.
Ces réflexes primitifs apparaissent in utero ou à la naissance et jouent un rôle essentiel dans le développement neurologique du nourrisson. Ils sont censés s’inhiber progressivement au cours des premières années de vie, laissant la place à des mouvements volontaires et à des fonctions cognitives plus élaborées.
Lorsque ces réflexes ne s’intègrent pas complètement — ce qui est plus fréquent qu’on ne le croit — ils peuvent continuer à interférer avec le fonctionnement du système nerveux bien au-delà de la petite enfance. Chez l’enfant scolarisé ou le jeune adulte, des réflexes archaïques résiduels peuvent se manifester par des difficultés de concentration, des troubles de la lecture ou de l’écriture, une mauvaise gestion du tonus postural, une hypersensibilité sensorielle, ou encore une impulsivité et une difficulté à gérer les émotions.
À travers des mouvements spécifiques et répétés, le travail d’intégration des réflexes archaïques vise à compléter ce développement neurologique interrompu ou incomplet, permettant au système nerveux de mieux organiser ses réponses et de libérer des ressources pour l’apprentissage et la régulation.
Difficultés d’attention ou de concentration (avec ou sans diagnostic de TDA/H)
Troubles dys (dyslexie, dysorthographie, dyscalculie, dyspraxie)
Agitation motrice ou difficultés posturales
Hypersensibilité sensorielle ou émotionnelle
Blocages face à l’écrit, à la lecture ou aux mathématiques
Manque de confiance en soi dans le contexte scolaire
Le Brain Gym et le travail sur les réflexes archaïques sont des approches éducatives et de bien-être. Ils ne remplacent pas une évaluation neuropsychologique ni un suivi spécialisé en cas de troubles diagnostiqués, mais peuvent s’inscrire utilement en complément d’un tel accompagnement.
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